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architecture : strategy and design

130126 / innovate or bust

j'adore le 308 magazine, ça me déprime à chaque fois, mais aussi ça maintient ma garde. le cahier de la profession, pareil. après, je pousse le déprime au maximum, pour tenter si je peux voir au dela :


les architectes ne sont pas pris au sérieux, même quand il se font passer pour des urbanistes, qui, eux, ne sont mêmes pas reconnus. les agences ont du mal avec les honoraires mais les salariés demandent des améliorations de leur conditions de travail (ici, plus d'info au 308) les budgets se serrent, les réglementations se mulitplient, les assurances se blindent, et entre-temps personne ne se sert de la possibilité de faire de la pub, parce que ça ne se fait pas. comment survivre?
ça me rappelle les dodos dans le filme Ice Age - ils s'entretuent dans une coordination hilarante pour sauver trois melons pour le venu de l'age de glace.... et on sait ou ils en sont arrivé (ou étaient-ce les hollandais?).

récemment, dans la voiture en route vers les chantiers, j'écoutais la conférence 'Kinds of Minds' de Mr Daniel C. Dennett (philosophe de la science). il explique que l'évolution, depuis les creatures unicellulaires autoreproducteurs à l'homme, connaît 4 types de créatures : Darwinnian, Skinnerian, Popperian et Gregorian. à chaque étape le creature réussit mieux de se servir d'outils, de façon à mieux maitriser son existence dans le paysage (le contexte) - d'être adapté.

et alors les architectes, sont ils adaptés? visiblement il y un problème. afin de maintenir la foi et la motivation pour me lever chaque jour, il me faut des projets. pour ne pas tomber dans la déprime en regardant ce qui était, je regarde Dennett et je regarde devant. il faut connaître le paysage et developper les outils pour s'adapté. à mon avis, il faut innover, car il y a des réelles demandes de solutions pour des situations ou seul l'architecte et l'urbaniste sont capable de gérer la synthèse des résultats. j'en nomme deux : 1. passivhaus : ce label est très probablement à la base de la réglementation rt2020 à venir et un pas incontournable vers des bâtiments positives. sa conception doit prendre en considération son orientation dès l'esquisse. qu'est ce que cela implique pour l'urbanisme? 2. open building : sous se titre est rangé la typologie de bâtiments qui n'ont pas de programme fixe. dans une societé volatile comme elle est aujourd'hui, ce n'est pas certain que le choix d'un programme urbain d'aujourd'hui soit encore viable dans 5 ans, le moment ou on arrive finalement à sa commercialisation. il faut qu'un bâtiment puisse abriter différents activités afin d'assurer la viabilité d'exploitation dans le temps. que est-ce cela implique pour la réglementation et sécurité?

la valeur rajouté des architectes, leur raison d'être, répond qu'à un petit tranche du marché du BTP. on ne fait pas de clé-en-main, on ne fait pas facilité de paiememt, on ne fait pas de points de fidélité. évidemment, ce n'est pas notre métier. typiquement l'architecte ne produit pas en série, chaque projet est unique. par contre, il y a des tâches à réaliser : contrer l'étalement urbain, améliorer le tissage social, équilibrer l'économie des 'produits', augmenter la performance thermique, etc. le fait qu'un bâtiment doit incorporer tout cela au même temps, fait que cela ne peut pas être laissé aux spécialistes, ni ingénieures ni constructeurs. il faut un partenaire qui sait gérer la synthèse de tout ces critères simultanément - idéalement quelqu'un qui saura élever la qualité du résultat bien au dela du cumul des points du cahier de charges initial.